La Voix Humaine, opéra lyrique de Francis POULENC d’après Jean COCTEAU samedi 4 et dimanche 5 février 2012 à 19h00 au Théâtre Odéon

LA VOIX HUMAINE
Un spectacle lyrique de Francis POULENC d’après les textes de Jean COCTEAU
Samedi 4 et dimanche 5 février 2012 à 19h00
Au Théâtre Odéon – Salle Majestic (40-42, Calea Victoriei)
Durée : 1h15 – Spectacle surtitré en roumain

Les billets sont mis en vente au théâtre (40-42 Calea Victoriei) : 21,20 lei et 12,72 lei (étudiants, retraités)
Entrée libre pour les étudiants dans la limite des places disponibles le soir du spectacle.
Interprétation : Stéphanie d’Oustrac , mezzo-soprano et Pascal Jourdan, piano
Mise en scène : Vincent Vittoz
Scénographie  : Amélie Kiritzé-Topor
Costumes : Sylvie Ayrault assistée de Christel Desjardins
Lumières : Roberto Venturi
Production déléguée: Carte Blanche Musique
Coproduction: Le Théâtre musical de Besançon
Coréalisation: Athénée Théâtre Louis-Jouvet Paris, avec l’aimable autorisation de M. Pierre Bergé, président du Comité Jean Cocteau

 La Voix humaine, tragédie lyrique en un acte, sera précédée de La Dame de Monte-Carlo, monologue lyrique de Francis Poulenc, puis de Lis ton journal, monologue de Jean Cocteau.

En 1928, suite à une cure de désintoxication, Cocteau écrit en dix-sept jours un roman, Les Enfants terribles, qui va devenir son premier grand succès public, et La Voix humaine qui est, à bien des égards, un texte de rupture. Car au surplus de la rupture amoureuse qui est le cœur – brisé – du texte, Cocteau établit une rupture avec une certaine légèreté, avec un certain monde.

“La Voix humaine, acte inesthétique, acte de présence contre les esthètes, contre les snobs, contre les jeunes (les pires snobs), capable d’émouvoir seulement ceux qui n’attendent rien et ne préjugent pas, écrit-il. Ce n’est pas le public qu’il faut choquer, c’est l’élite ; obtenir un scandale de banalité, entrer au répertoire, tenir l’affiche.”

Trente ans après la création de cet anti-duo d’amour, histoire d’une séparation par téléphone,  La Voix Humaine va devenir un opéra (1959). Cocteau retrouve pour l’occasion Francis Poulenc, son complice de jeunesse, avec lequel il avait travaillé pour la création du ballet Les Mariés de la tour Eiffel (1921), entreprise facétieuse qui s’inscrit dans les tollés de l’avant-garde bohème du début du XXe siècle.

Pour donner encore plus de nuances à la voix unique de la pièce, le metteur en scène Vincent Vittoz propose trois textes de Cocteau – la Dame de Monte Carlo,  le Bel Indifférent et la Voix Humaine : trois femmes, trois douleurs qui vont fusionner en une seule pour un unique destin. La jalousie hystérique de l’une va rejoindre la résignation insupportable de l’autre pour s’achever dans l’engloutissement de la dernière au sein des flots de l’oubli et de l’éternel repos. Poulenc a sublimé dans la musique deux de ces textes, élevant ces femmes au plus loin de leurs pulsions amoureuses.

Stéphanie d’Oustrac incarne avec une lumineuse jeunesse ces trois femmes qui luttent éperdument contre le vide provoqué par l’absence du bien-aimé. Saisissante, elle pleure, rugit, s’illumine, se brise au gré de ce fol espoir de reconquérir un amour devenu impossible et transcende littéralement la musique bouleversante de Poulenc et porte les trois textes magnifiques d’humanité et de lucidité de Cocteau. Elle comme seul partenaire la musique magistralement interprétée au piano par Pascal Jourdan.

… dans le temps, on se voyait, on pouvait perdre la tête, oublier ses promesses, risquer l’impossible, convaincre ceux qu’on adorait en embrassant, en s’accrochant à eux. Un regard pouvait changer tout. Mais avec cet appareil (le téléphone), ce qui est fini est fini…

Jean Cocteau

Stéphanie d’Oustrac, arrière-petite-fille  de Francis Poulenc, suit le Conservatoire National Supérieur de Lyon. Ses débuts sont marqués par l’univers de la musique baroque, mais cela ne l’empêche pas de se faire remarquer dans des rôles qui semblent écrites pour elle : Psyché, Phèdre, Cérès ou Carmen. Elle se produit sur les plus grandes scènes des théâtres lyrique de  France : l’Opéra National de Paris, Théâtre des Champs-Elysées, ou à Londres (Barbican), Madrid, Tokyo et New York. Elle a remporté nombreux prix, notamment Victoires de la Musique en 2002 et Gramophone Editor’s Choice en 2010.

Pascal Jourdan étudie le piano au Conservatoire National Supérieur de Lyon et à l’Accademia Nazionale Santa Cecilia de Roma. Il est membre du Trio Novalis et professeur de piano au  Conservatoire National de Montpellier ; il a remporté nombreux prix internationaux et il accompagne  régulièrement Stéphanie d’Oustrac sur scène.

Vincent Vittoz est metteur en scène, scénariste, comédien et professeur. Après une formation en régie- administration et des rôles dans pièce classiques il va se consacrer au théâtre musical. Il collabore avec nombreux théâtres en France. Il a créé et interprété notamment Aux Enfants qui s’aiment un spectacle consacré à Jacques Prévert à la Péniche-Opéra et au festival d’Avignon. Il est actuellement professeur de scène au CNSM de Paris et au CNR pour le Jeune Chœur de Paris.

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